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Les Pourquoi Donc ?

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16 septembre 2011

Pourquoi écoute-t-on les agences de notation

Standard & Poor’s (Standard et Pauvres), Moody’s (Maussade), Fitch (Putois)… elles ont des noms parfaitement ridicules et pourtant elles font la pluie et le beau temps sur les places financières. Les agences de notation financière sortent de l’ombre, se dévoilant au commun des mortels qui, il faut le dire, n’en avait que peu entendu parler avant les crises financières du XIXème siècle. Petite piqûre de rappel pour toi, Fifrelin …

 

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 Fitch – a.k.a le putois en Français : photo d'une agence du top 3.

Ma foi, c’est fort urbain ! Bon, à quoi ça sert déjà les agences de notation financière ?  

Les agences de notations financières ont pour objectif d’évaluer du point de vue purement financier divers acteurs économiques. Peuvent-être évalués des produits financiers, des banques, des compagnies d’assurance ou même d’Etats. Au travers de cette évaluation, le but ultime est de déterminer leur niveau de risque de ces acteurs : pour un état par exemple, la « valeur » de leur signature : sera-t-il un bon emprunteur ? Pour une banque : de quels fonds propres dispose-t-elle ?

 

Mais ... Kevin Costner et Nicolas Cage sont aussi des acteurs ! les agences de notation déterminent donc la valeur de leur signature lorsqu’ils obtiennent un rôle ?

Mais non, Fifrelin ! Ce n’est pas parce qu’ils tournent dans des navets depuis les années 90 que leurs autographes ne valent rien !

 

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Nicolas Cage / Kevin Costner – Cultivateurs de navets depuis 1995

 

Bon, admettons. Et les agences se basent sur quoi pour émettre des notes ?

Chaque agence de notation décide de ses propres critères et de sa méthodologie de notation. Il existe néanmoins quelques règles communes.

Afin de pouvoir noter les grandes banques plus particulièrement, les agences de notation doivent être agrées par des organismes de certification indépendants, le tout en remplissant un certain nombre de critères :

L’objectivité, l’indépendance - il ne doit pas s’agir d’une  institution publique et aucune banque ne doit être au capital de l’agence - la transparence, l’information au public, un niveau de ressource suffisant pour mener à bien leur(s) mission(s), la crédibilité.

Petit bémol, l’agence peut refuser lors de son accrédition de donner des précisions demandées concernant ses méthodes de travail, compte-tenu de l’ampleur et de la complexité de la tâche qui lui incombe, malin !

 

Côté méthodologie pour les entreprise, leurs matières premières sont les documents financiers passés et prévisionnels, les sources « orales » tels que des entretiens avec les dirigeants, mais aussi les documents stratégiques, la position sur le marché, l’environnement concurrentiel …

Pour les états, c’est beaucoup plus nébuleux : l’actualité, la politique budgétaire, monétaire, la situation économique … Bref, des méthodes difficilement appréhendables.

 

Et une fois que les notes sortent, on en fait quoi ?

Ces notes sont émises à titre purement informatif. Néanmoins, la quasi-totalité des dégradations de notes impactent les marchés financiers.

 

Et les notes sont gratuites ?

Bien vu, Fifrelin ! Hé bien non, ce n’est pas gratuit. Les entités qui souhaitent être évalués doivent payer la prestation. Mieux encore, les agences de notations financières sont en concurrence pour « gagner un marché », c'est-à-dire gagner un client. Il en existe des centaines, même si le marché est à 90% détenus par les trois principales agences de notation. La tentation de favoriser un client qui paie bien doit probablement être forte, malgré l’obligation d’indépendance précédemment évoquée. Mieux encore, les agences de notation n’émettent que des « avis » sous forme de notes, qu’elles soient favorables ou défavorables. Elles peuvent donc se défendre par la « liberté d’expression » - ce dont elles ne se sont pas privées lors de la crise des subprimes.

 

Et pourquoi on les écoute, alors ?

Ce sont les seules à avoir  accès « en théorie » à l’intégralité des documents des entités auditées. De plus, la complexité de la tâche et le manque de référentiel global leur donne le statut de « seules sources connues » au yeux des investisseurs.


Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_de_notation_financi%C3%A8re

http://www.creg.ac-versailles.fr/spip.php?article389

http://europe.jean-luc-melenchon.fr/2011/08/16/un-devoir-de-resistance-intellectuelle/

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15 septembre 2011

Et comment on faisait pour régler les dettes avant ?

Maintes fois abordé, le sujet de la dette publique nous attribue au moins une caractéristique commune avec nos amis équidés : celle de porter des œillères jusqu’à ce que l’on arrive au pied du mur. On en papote gentiment pendant des décennies, et d’un coup : PAF, cela devient l’urgence absolue.

… Mais ca veut dire quoi au juste la dette?

Ah, tu es là Fifrelin ? Approche mon enfant … non, pas trop près non plus, je risquerais un procès.

Bien. En fait, la dette, c’est enfantin : Pour faire tourner la machine de guerre qu’est la France, les administrations publiques - l’état, les collectivités territoriales, la sécurité sociale -ont besoin d’argent. Pour financer ces administrations et leurs dépenses et investissements en tout genre, l’état dispose de « recettes » telles que les impôts et les taxes. Le problème c’est qu’il y a plus de dépenses que de recettes chaque année, et cela depuis 1975 ! Depuis, pas une seule année n’a bénéficié d’un solde positif. Pour compenser cette carence, l’état emprunte auprès des organismes financiers privés.                

Et pourquoi on ne fait pas juste tourner la machine à billets ?

Parce que c’est interdit, pardi ! En 1973, sous Pompidou, la loi « Rothschild » (nommée ainsi ironiquement comme Pompidou était l’ancien Directeur général de la banque Rothschild) interdit au Trésor Public d’emprunter directement à la Banque de France, alors que c’était possible avant à un taux quasi-nul! La seule alternative était d’emprunter auprès des banques privées, à un taux potentiellement élevé. L’état ne peut donc plus « créer de la monnaie ». En pratique, cette loi avait pour objectif d’empêcher les stratégies inflationnistes : en effet, plus on fait tourner « la machine à billet », plus la monnaie perd en valeur, plus l’inflation est forte. Cette loi était supposée protéger les épargnants, mais elle favorise également les spéculateurs et surtout les banques. En quelques mots : avant, l’état pouvait emprunter pour trois fois rien pour financer les chantiers publics, et depuis 1973 cela coûte beaucoup plus cher puisqu’il faut rembourser les intérêts aux banques.

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Pom-Pompidou Wooh !

Donc avant, il n’y avait pas de dette ?

Il y en a eu pendant des siècles ! Disons que les méthodes pour les régler n’étaient forcément très orthodoxes, et encore moins chez les chrétiens :

Tiens, regarde les templiers. Ils ont bénéficié de dons de la part de rois et seigneurs de tout pedigree,  en contrepartie de la protection des pèlerins. Un siècle après la création de l’ordre, ils bénéficiaient de nombreuses terres et richesses en tout genre, ce qui leur a permis de devenir les premiers vrais banquiers d’Europe. Ils ont même inventé le traveller’s cheque pour pèlerins, les bougres ! Mais leurs premiers clients, c’était les rois, et en particulier le Roi de France : Philippe le Bel. A la fin des croisades, le royaume de France était bien endetté, et ce brave Philippe n’avait pas très envie de rembourser ses dettes. Comme tout un chacun, il propagea alors des rumeurs d’actes hérétiques relatifs à ces braves chevaliers du temple, et les envoya donc au bûcher. Plus de créancier, plus de dette ! Malin, non ?

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Les templiers au bûcher, accompagné de leur maître Jacques de Molay. On le surnomma par la suite amicalement Jacques Immolay.

Peu avant, le roi Edouard Ier d’Angleterre expulsait les Juifs de son royaume afin de rayer une partie de ses dettes.

Au-delà du fait de massacrer ou d’exproprier leurs créanciers, les débiteurs avaient également la possibilité de rayer les lignes de dette dans leurs livres de comptes, c’est moins salissant pour les tentures.

Par la suite, la dette était la plupart du temps lié aux coûts engendrés par les guerres. Pour guerroyer, il faut lever des fonds, et vite. Pour cela deux solutions : taxer et emprunter. En empruntant, les états se sont endettés, et lorsque la dette ne devenait plus remboursable, il suffisait de créer de la monnaie sonnante et trébuchante, voire encore une fois de ne pas rembourser.

Après la deuxième guerre mondiale, les dettes abyssales ont été épongées par une croissance fulgurante et l’émission de bons du trésor et d’avances de la Banque de France : il s’agissait alors de « créer » de la monnaie.

Donc, si on n’a plus le droit de créer de la monnaie, il nous faudrait soit une bonne guerre, soit tuer les banquiers ?

Parles-en à Nicolas, Fifrelin .. !

 

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France

http://www.nerrati.net/europe-dossier/index.php?option=com_content&view=article&id=485:loi-pompidou-giscard-la-loi-qui-inaugure-le-l-sur-endettement-r-de-la-france-au-profit-des-banques-privees&catid=2:economie&Itemid=36

http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2452#nh3

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/08/10/a-qui-appartient-la-dette-de-la-france_1558009_823448.html

14 septembre 2011

Pourquoi n’utilise-t-on pas immédiatement les énergies renouvelables au lieu du nucléaire?

En plus de laisser des trainées radioactives dans le Pacifique – et je ne parle pas de prostituées iradiées en bikini – l’incident de Fukushima a ré-ouvert le débat vieux comme les années 60 sur les énergies : Doit-on utiliser le nucléaire pour subvenir à nos besoins en énergie et en électricité ? Doit-on, doigtons, vaste  question ! Le Général De Gaulle a répondu en son temps. Notre Martine nationale l’a remise sur le tapis ces derniers jours, en affirmant sa volonté de sortir du nucléaire dans les meilleurs délais.


Sortir la France du nucléaire - Martine Aubry à Toulouse

Pour adopter un axe plus  général, Il est souvent évoqué dans les débats du Bar PMU de mon quartier de substituer toutes les énergies fossiles et nucléaires par des énergies renouvelables. Oui, toi, là-bas, je t’ai bien entendu lorsque tu en parlais avec tes acolytes, ne fais pas le timide! Et vas y que je te sors des panneaux solaires, des éoliennes en parc terrestre, offshore … Ca sent bien les premières effluves de campagne électorale ! Mais au final, Fifrelin, peut-on subvenir à nos besoins en énergie avec ça ?

Il faut déjà commencer par s’intéresser au bestiau qu’est la France en termes de consommation énergétique. La France, c’est 250Mtep – c'est-à-dire des Millions de Tonnes Equivalent Pétrole. Un Mtep correspond à l’énergie produite par la combustion d’une tonne de pétrole brut. Côté électricité, la France consomme 479TWH (Tera-Watt-Heure). Pour ton information, le Watt-Heure (et non le Watt/Heure) est une unité de mesure d’énergie qui correspond à la quantité produite en une heure par une machine d’un watt. L’électricité  correspond à environ 50 Mtep sur les 250Mtep consommés annuellement par nous Gaulois.

Et le nucléaire alors, ca représente quoi dans tout ça ?

Le nucléaire produit 75 à 80% de l’électricité consommée en France et un peu moins de 18% de l’énergie.

Quoi ? 80% de l’électricité mais  18% de l’énergie ? Comment c’est possible ?

J’y viens, j’y viens … Ce qu’il faut comprendre en premier lieu, c’est que la consommation d’électricité en France fait partie intégrante de la consommation d’énergie totale en France. On produit de l’électricité à partir d’énergie, que ce soit par un combustible ou les « énergies de la nature ». L’énergie consommée en France, c’est aussi le gaz naturel à 20%, le pétrole à environ 45%, du charbon à 4%, bref que des produits majoritairement issus de l’importation et c’est la plus grosse part du gâteau. Les énergies renouvelables constituent eux près de 14% de la production d’énergie Française. Dans ces énergies renouvelables on retrouve principalement de l’hydro-électricité, mais aussi un peu d’éolien, du solaire photovoltaïque et géothermique.

Donc, si je te suis bien, on pourrait substituer le nucléaire par les énergies renouvelables, vu que le nucléaire représente 18% et les énergies renouvelables 14% ?

Pas vraiment, jeune Hippie !  Parmi ces 14% que représentent les énergies renouvelables, les ¾ sont constitués de l’utilisation du bois et de l’hydraulique. Je t’invite donc à couper du bois et patauger dans ton bain pour créer des remous suffisants pour faire tourner une turbine et générer de l’électricité. Je t’avertis quand même, Claude Français a essayé avant toi !

Blague à part, il est nécessaire de comparer l’énergie moyenne produite par une éolienne, une centrale photovoltaïque à celle d’une centrale nucléaire pour bien comprendre l’enjeu.

La plupart des grandes éoliennes produisent de 1 à 3MW.

Avec les rendements actuels, un panneau de solaire de 1m² produit 1kW

Un réacteur de centrale nucléaire : environ 1000MW de moyenne (entre 900 et 1300MW, sachant qu’il en existe plus de 900W que de 1300W)

Petit calcul : Pour remplacer les 58 Réacteurs nucléaires répartis dans les 19 centrales nucléaires installées - même si toutes ne sont pas en activité en même temps – il faut donc une capacité de production de 58 000 MW.

Cela équivaut à 58 millions de m² de panneaux solaires (soit 58Km² - la moitié de Paris) ou 29 000 éoliennes à plein régime.

Bah c’est pas mal, ça ! Au final, il suffit juste de pouvoir en installer suffisamment pour rejoindre la consommation d’énergie et d’électricité française, non ? »

Minute, papillon ! Tu oublies un élément de taille ! Imagine un instant : nous sommes le 15 Décembre, Il fait -2°C, le vent moyen sur le territoire français est de 15km/h et il fait très sombre. Hé bien oui, je te le donne dans le mille, on l’a dans le baba : Tous ceux qui disposent de chauffage électriques les mettent en route, il fait nuit à 17h, donc tout le monde allume ses lumières : nous sommes en sous-production électrique par rapport à la consommation à un instant T.

Une règle informelle entendue chez EDF stipule que pour obtenir avec certitude 1MW avec des énergies renouvelables, il faut des infrastructures capables d’en produire 9MW. Cela permet de s’affranchir des aléas de la météo ! En résumé, il faudrait 9 fois plus d’éoliennes ou de m² de panneaux solaires pour être sûr de produire suffisamment d’énergie pour tout le monde

D’un point de vue global, voici le problème : les énergies renouvelables, à l’heure actuelle, ne permettent pas une production « lisse » dans le temps. La seule méthode actuellement disponible est de produire de l’énergie à partir d’un « carburant » ou combustible : on ajuste la production suivant les besoins en utilisant la bonne quantité de combustible.

Et genre, on fait comment alors pour produire de l'électricité en masse sans nucléaire ?

Hé bien, cela fera plaisir à Nicolas H. et Eva J. : en l’état actuel, il faudrait reconstruire des centrales à combustibles de type charbon et/ou pétrole, grande génératrice de  CO2 devant l’éternel !

De toute façon, les Allemands réussissent bien à s’en affranchir du nucléaire, ils vont couper toutes leurs centrales en 2023 !

En effet, la décision prise fin Mai 2011 par nos amis Teutons marque la fin du nucléaire Allemand d’ici 11 à 12 ans. C’est nettement moins gênant qu’en France, le nucléaire germanique ne fournit que 26% de l’électricité du pays (à comparer aux 80% Français). La question sous-jacente serait surtout : par quoi les réacteurs nucléaires seront-ils remplacés ? Sans prendre trop de risques, on peut dire que l’Allemagne augmentera ses importations d’électricité étrangères, et donc par extension, ira probablement s’approvisionner chez ses voisins Français (Cocorico !) et Ukrainiens, le tout avec de l’électricité nucléaire. Il y a également fort à parier que la compensation se fera avec la construction de nouvelles centrales à charbon – bouh le vilain CO2 !

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photo : Reuters

Ils vont nous voler notre électricité ?! Mais ils nous ont déjà volé l’Alsace et la Lorraine pendant la guerre Franco-Prussienne !

Le Général serait fier de toi, Fifrelin ! Demande au gouvernement de construire une ligne Maginot de l’électricité ! Avec un peu de chance, ils ne passeront pas comme à chaque fois par les Ardennes.

En fait, Prof, tu n’es qu’un sale capitaliste dégeulasse qui veut pourrir la planète avec ton nucléaire ?

Mais non, Fifrelin ! Le nucléaire a des inconvénients critiques : Le risque faible mais existant d’incident nucléaire pèse dans la balance au regard des conséquences engendrées, le problème du recyclage des déchets – bien que réutilisables dans les centrales de nouvelles générations (cf : EPR), le problème du démantèlement des centrales qui n’est à l’heure actuel par résolu, le fait que le combustible – l’uranium – ne soit pas infini, autant d’arguments qui vont dans le sens de l’arrêt pur et simple du nucléaire.

Le seul argument de la ressource utilisée – l’uranium qui est loin d’être inépuisable -  devrait être une raison de passer progressivement mais surement vers les énergies renouvelables.  Néanmoins, il n’existe pas  en l’état de solution technique viable de production d’énergie verte qui pourrait absorber la demande en énergie, qui ne cesse de croître.

Plusieurs solutions sont en cours de développement : le smart-grid, une multitude de mailles locales de production d’électricité, est une solution qui semble viable. Le véritable enjeu est le stockage de cette énergie : on a beau avoir inventé les batteries rechargeables, il en faudrait des beaucoup plus puissantes pour palier aux problèmes « météorologiques » et fournir de l’électricité pour tous à tout moment de l’année.

Les hypothèses de parc éolien complémentaire, d’éolien off-shore peuvent être des solutions, même si paradoxalement personne ne souhaite en avoir près de chez lui !

En conclusion ?  

Hé bien, en conclusion les énergies renouvelables peuvent se substituer au nucléaire, mais à trèèès long terme ! La demande en électricité ne cesse de croître et il n’existe pas de solution de substitution immédiate  à l’électricité nucléaire, sans produire trop de C02. Les enjeux majeurs seront la capacité future à stocker l’électricité en masse – ce que l’on ne sait pas faire à l’heure actuelle – la diversification des méthodes de production des énergies vertes en réseaux intelligents et locaux, et surtout réduire la consommation de chacun. Bref, ce n’est pas pour tout de suite, Fifrelin !

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_en_France

http://www.iea.org/country/m_country.asp?COUNTRY_CODE=FR

www.greenpeace.org/raw/content/.../chauffage-electrique-en-france.pdf

http://www.francesoir.fr/actualite/scienceecologie/comment-l-allemagne-va-sortir-du-nucleaire-106223.html

http://france.edf.com/france-45634.html

13 septembre 2011

Pourquoi l’épargne n’est pas forcément un placement risqué, même en cas de faillite de sa banque ?

En plus de s’être invitée sous nos parasols cet été, la crise a pris ses appartements dans toutes les grandes places financières internationales – tout comme la poussière sur le meuble-télé au retour des vacances.


Grumly chante swiffer

Les cotations des grandes banques françaises s’effondrent depuis presqu’un mois. Des rumeurs – pas nécessairement fondées  - de nationalisation enflent. De quoi se demander légitimement :

Et mon argent en épargne dans tout ça, alors ? Est-ce que je vais tout perdre si ma banque fait faillite ?

Hé, pas si vite, Fifrelin !  Commençons par le commencement :

La première caisse d’épargne a vu le jour en Mai 1818, accompagnée de la création des premiers livrets A. Au-delà de l’objectif philanthropique initial qui était de favoriser la création d’économies sûres pour les français - au lieu du stockage dans le matelas - le livret A servit et sert encore à financer les grands chantiers de l’état. L’argent déposé sur les livrets A permit le développement des chemins de fer, des canaux fluviaux et de l’accès à l’électricité pour tous. Encore aujourd’hui, l’argent des livrets A conserve son utilité sociale, en contribuant à la construction et rénovation des HLM, des transports et des hôpitaux.

Mais, ça veut dire que l’état utilise MON argent ..! Pour les pauvres en plus !

Je sais, c’est terrible. Mais rassure-toi, il existe une contrepartie. En utilisant l’argent de ton livret A, l’état garantie les fonds que tu déposes dessus. Si ta banque fait faillite, Le Fond de Garantie des Dépôts prend le relais et indemnise jusqu’à 100 000€ de dépôts. Ce fond est français, et seules les banques dont le siège social est français y adhèrent. Des équivalents existent aussi dans les autres pays européens. Dans le cas où le fond d’indemnisation lui-même coule, l’état a l’obligation de te restituer les sommes que tu as épargnées.

Et donc, si je comprends bien, chaque centime que je verse sur mon livret A est utilisé par l’état ?

Pas exactement, en fait la majorité de l’argent des livrets A est géré par un même organisme public : la caisse des dépôts et des consignations. C’est lui qui s’occupe principalement de gérer les fonds d’épargnes : il les fait fructifier en les investissant sur des placements sûrs mais à faible rendement. L’argent des fonds d’épargne permet également le financement des fameux logements sociaux. La Caisse des Dépôts et des Consignation a également plusieurs missions d’intérêt public telles que le financement de l’autonomie des universités, la gestion des régimes de retraites, le financement des Très Petites Entreprises …

La dernière partie des fonds du livret A est utilisée directement par les banques. Ils doivent être utilisés pour financer les PME et les travaux permettant l’économie d’énergie dans les logements.

Mais c’est génial ! Demain, je vois mon conseiller bancaire et je lui dis de s’occuper de tout mon argent !

Ola, tout doux, jeune hidalgo ! Avant de faire des bêtises il y a quelques trucs à comprendre, et il n’y a pas que le livret A dans la vie !

Il existe deux types d’épargnes : l’épargne liquide et l’épargne investie. Pour ces deux types d’épargnes, il existe des placements où les intérêts générés sont exonérés d’impôts et d’autres non.

L’épargne liquide, c’est l’épargne qui reste disponible n’importe quand. On peut citer notamment en plus du livret A le livret de Développement Durable, Le Livret Jeune, les livrets Boostés …

L’épargne investie est l’épargne sous forme de placements, de type assurance-vie, immobiliers, épargne salariale … Ces placements peuvent rapporter à un taux variable suivant les années (parfois même négatif), et suivant les risques associés. Aussi, l’épargne investie est généralement « bloquée » pendant X années.

Et genre si je meurs ?

Genre si tu meurs les fonds sont déblocables. Sinon, si tu achètes dans l’immobilier, ou plus simplement si tu as besoin d’argent tu peux les débloquer. En revanche, tu risques de ne plus bénéficier des avantages fiscaux liés à ton placement, de payer plus d’impôts sur la plus-value réalisée, et de clôturer obligatoirement le livret sur lequel tu souhaites récupérer l’argent.

T’es mignon, mais ça devient un peu compliqué ! Je peux perdre de l’argent si ma banque coule ou pas ?

Oui, oui, désolé. En gros, tu peux tout déposer sans gros risque sur ton livret A, Livret Développement Durable, ton Livret Jeune si tu en as un : il n’y a pas d’impôt dessus, le rendement est fixe et en plus si ta banque coule en pleine crise, le Fond de Garantie des Dépôts et l’Etat se portent garant. On parle d’épargne réglementée, à la fois parce que l’état garantie tes dépôts et parce que les règles de ces épargnes sont communes à toutes les banques et sont définies par l’état.

Et si l’Etat fait faillite ? Parce que bon, avec près de 60 millions de livrets A, ça fera un paquet d’argent à rembourser !

Alors là, Fifrelin, c’est une autre histoire …

 

 


Sources :

http://www.lepoint.fr/actualites-economie/comprendre-comment-le-livret-a-finance-le-logement-social/916/0/278581

http://www.cbanque.com/placement/livret-a.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pargne

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